Combien y a-t-il d’eau dans le corps humain ?

Saviez-vous que notre corps est composé principalement d’eau ? Le pourcentage d’eau dans le corps humain est en fait très élevé, en effet on peut dire que l’homme est composé principalement d’eau.

“L’eau, c’est la vie” ! Et ce ne sont pas des mots efficaces jetés au vent. Ce sont 4 mots qui définissent ensemble de manière claire et simple le rôle essentiel de ce “nutriment oublié” pour notre organisme. Un “slogan” qui annonce des preuves scientifiques importantes pour l’homme, que nous devons tous transformer en une saine habitude de vie. Nous connaissons donc mieux l’eau et sa fonction vitale. Parmi les nombres, les besoins et les fonctions qui le rendent essentiel pour la santé humaine à tout âge, nous découvrons pourquoi nous devons préserver le pourcentage d’eau dans notre corps chaque jour.

Les chiffres : la teneur en eau du corps humain
Le pourcentage d’eau dans le corps humain est en moyenne de 70%. Il peut y avoir des fluctuations allant de 55 % à 75 % d’une personne à l’autre ainsi que chez une même personne selon un ou plusieurs de ces facteurs :

poids – il a été constaté que dans le cas d’une surcharge pondérale, c’est-à-dire d’une masse graisseuse plus importante, le pourcentage d’eau dans le corps humain est inférieur ;
âge – le pourcentage d’eau dans le corps humain varie d’un nourrisson (75%) à un adulte (60%) et à une personne âgée (55%). À mesure que l’âge augmente, le pourcentage d’eau dans le corps humain diminue. Un calcul rapide sur un adulte de 70 kg montre qu’il est composé de 42 l d’eau ;
le sexe – les hommes ont un pourcentage plus élevé d’eau dans le corps que les femmes parce qu’ils ont une masse maigre plus élevée ;
l’activité sportive – selon son intensité, il y a une plus grande dispersion de l’eau proportionnelle à l’augmentation de la thermogénèse ;
l’alimentation – l’alimentation contribue à maintenir le pourcentage d’eau dans le corps humain. Plus précisément, ce que nous mangeons affecte à la fois la consommation et la production endogène d’eau. La contribution de l’alimentation à la consommation totale d’eau est en fait d’environ 20 à 30 %, tandis que les boissons fournissent 70 à 80 %. De plus, l’homme produit de l’eau endogène suite à l’oxydation des macronutriments. Théoriquement, pour 1 g de glucose, d’acide palmitique et de protéines (albumine), on obtient respectivement 0,6 ml, 1,12 ml et 0,37 ml d’eau endogène. En pratique, 100 kcal d’énergie provenant du glucose, de l’acide palmitique et des protéines (albumine) sont utilisés pour produire respectivement 15 ml, 13 ml et 9 ml d’eau.
mode de vie – les personnes actives ou sédentaires ont un pourcentage d’eau différent, le premier étant plus élevé que le second
l’environnement dans lequel vous vivez – dans des conditions normales de température ambiante modérée (18-20°C) et avec un niveau d’activité modéré, l’eau corporelle reste relativement constante. La température et l’humidité de l’environnement affectent le pourcentage d’eau dans le corps humain.
La distribution de l’eau dans le corps
Le pourcentage d’eau corporelle est réparti entre les différents compartiments et organes du corps humain en fonction des besoins fonctionnels et structurels des différentes cellules, tissus et organes qui le composent. En particulier

les muscles et les organes internes contiennent 75% de l’eau corporelle
10 % de tissu adipeux
le squelette 3%.
Il est également intéressant de noter que sur les 42 l d’eau contenus dans un adulte de 70 kg :

28 l se trouvent au niveau intracellulaire
14 l est le liquide extracellulaire (ECF).
Enfin, l’eau de l’ECF est répartie comme suit :

3 l sont répartis entre le plasma sanguin (1 l) et le liquide transcellulaire (2 l) pour former le liquide céphalorachidien, oculaire, pleural, péritonéal et synovial.
les 10 l restants forment le liquide interstitiel, y compris le liquide lymphatique, qui constitue le milieu aqueux entourant les cellules.
De toutes ces valeurs de distribution de la masse d’eau, la plus importante est l’ECF. Notre organisme est programmé pour préserver la quantité et la composition du liquide extracellulaire. L’ECF est en fait la force motrice des fonctions cellulaires vitales et est essentiel au maintien du volume de plasma sanguin.

Ces activités sont si essentielles à la vie que l’organisme humain utilise des mécanismes homéostatiques précis pour contrôler et réguler la quantité, la composition, la pression osmotique, le pH et la température de l’ECF en exploitant la fonctionnalité des différents organes, en particulier les systèmes circulatoire, respiratoire, rénal et digestif.

La plupart de ces systèmes aident à maintenir l’équilibre hydrique, c’est-à-dire l’équilibre entre les entrées et les sorties d’eau du corps. Les apports dépendent de la quantité d’eau que nous buvons, mangeons (eau intrinsèque aux aliments) et produisons à partir du métabolisme des macronutriments. Les sorties sont dues à l’eau qui est éliminée par l’urine, la transpiration ou la respiration.

La régulation du bilan hydrique est si essentielle à la survie de l’homme que dans les 24 heures, elle est compensée pour une perte d’eau corporelle de 1%. Une petite altération du bilan hydrique peut en effet déterminer la différence entre l’osmolarité des liquides intracellulaires et l’ECF et le volume de sang, qui peut affecter respectivement la vitalité de la cellule et la tension artérielle, avec des conséquences sur le cœur.

En pratique, tous les mécanismes de compensation favorisent le bilan hydrique en stimulant la production d’urine lorsque trop d’eau est retenue ou la stimulation de la soif lorsque les pertes en eau sont importantes.